Comparant ces deux versions, il a noté avec raison que «. Il revendique une grande liberté. Dorénavant, il ne faut pas utiliser dans les poèmes un autre langage : on peut écrire des poèmes avec des termes courants ou familiers. Située à Paris entre la rue Aumont-Thiéville et l'avenue des Ternes + Port-Aviation, Ici même les automobiles ont l'air d'être anciennes b. Ce poème fut publié en décembre 1912 dans la revue Les Soirées de Paris. Ici même les automobiles ont l'air d'être anciennes. Il ne fait la même poésie que ses prédécesseurs. C’est en fait le derniers poèmes écrits par Apollinaire avant la publication d’Alcools en 1913. en as assez de vivre dans l'antiquité grecque et romaine, lis les prospectus les catalogues les affiches. Par Solène M  •  11 Mars 2017  •  Fiche  •  2 785 Mots (12 Pages)  •  2 098 Vues. Cet objet d’étude n’est pas à présenter lors du bac blanc. : lecture analytique n° 16 : Beaumarchais, Le Mariage de Figaro, Indignez-vous ! Analyse zone de guillaume apollinaire. I - La revendication de nouveauté : a) dans la forme : Le poète a choisi de raconter un matin : c'est le début de la journée, la rue s'anime. Le premier vers ancre d'emblée le poème dans la modernité. Une collusion poésie/peinture : intégration des mêmes éléments de modernité ; libres associations qui apparentent ce texte à un tableau cubiste. Tu en as assez de vivre dans l’antiquité grecque et romaine. Apollinaire a décidé de supprimer toute ponctuation. Est restée simple comme les hangars de Port-Aviation, Seul en Europe tu n'es pas antique ô Christianisme •    La religion (champ lexical) : qui reflètent des préoccupations d’ordre spirituel, voire mystique qui dépassent le présent et s’inscrivent dans l’éternité des préoccupations humaines. Intéressé par tous les mouvements artistiques d'avant-garde, il deviendra l'un des précurseurs de l'art et de la poésie modernes Dans “La chanson du mal-aimé” également, à la strophe 18, les saules qui pleurent et les chats qui miaulent, les choses et les bêtes comprennent et partagent la douleur de l'amant ou, du moins, lui paraissent à l'unisson de son cœur. » s’explique par son admiration pour Fantômas dont les aventures furent publiées de 1911 à 1913 et allaient même être portées au cinéma. ? Très rapidement, il oppose le monde ancien et le monde moderne : celui de l'antiquité grecque et romaine (v.2), des ponts napoléoniens (l'animalisation du v.2 est dégradante > le troupeau des ponts bêle) qu'il étend mm de manière provocatrice à certains objets les plus récents du monde moderne (Ici même les automobiles ont l'air d'être anciennes, v. 3). qui a trait à la religion n’a rien à voir avec le temps humain, mais avec l’éternité ce qui lui donne un Commentaire littéraire de Zone, Alcools, Apollinaire, vers 1 à 24. Première et seconde personne (le poète et le lecteur) se confondent. Donc, c'est un vers ancien, qui appartient au passé. •    Il n’y a pas toujours de rimes, mais des assonances : « christianisme »/ « Pie X ». Ne faut-il pas croire à une totale plaisanterie, à un parti-pris d'ébahir gentiment le lecteur, quand on sait que Pie X, pape de 1903 à 1914, fut l'auteur de l'encyclique “Pascendi” contre le modernisme, qu’il interdit, entre autres pratiques, de danser le tango (des positions louches, selon lui !)? Apollinaire révéla rétrospectivement l’esprit de cette datation dans une lettre qu’il adressa à Max Jacob en mars 1916 où il lui donnait des conseils pour une publication de ses œuvres : «Prends […] tous tes poèmes qui ont paru dans une revue […] jusqu’à … Il met dans son poème des mots nouveaux : « sténo-dactylographes », « D'entrer dans une église et de t'y confesser ce matin Voilà la poésie ce matin et pour la prose il y a les journaux J'ai vu ce matin une jolie rue dont j'ai oublié le nom Du lundi matin au samedi soir quatre fois par jour y passent Le matin par trois fois la sirène y » gémit » Répétition du mot « matin » Indication temporelle Le poète a choisi de raconter un matin : c'est le début de la journée, la rue s'anime. Ce troupeau ne fait que passer sur les ponts : ce sont des voitures automobiles en train de s'engouffrer toutes à la fois, comme un troupeau de moutons, par les ponts de la Seine ; leurs conducteurs se servent de leurs klaxons : les moutons bêlent. III Le poète préfère une poésie moderne sans règles. Il faut rappeler que la tour Eiffel, bâtie en 1889, était honnie des symbolistes pour son modernisme agressif, tandis qu’Apollinaire était un chantre de la modernité et qu’elle fut le thème d'inspiration des peintres de la modernité comme Robert Delaunay. animation des éléments •    correspondance entre le visuel et l’auditif : « du soleil elle était le clairon » •    multiplication des sensations auditives Guillaume Apollinaire (1880-1918) est initialement marqué par le symbolisme. « Zone » (vers 1-24), Guillaume Apollinaire Support : « Zone », Guillaume Apollinaire, Alcools, 1913 « Zone » ouvre le recueil. Ce vers fait écho au premier vers. Apollinaire, Alcools, Zone, vers 1-24 Introduction. Alcools (1913) de Guillaume Apollinaire : descriptif de la séquence, Traité sur la tolérance (1763) de Voltaire : les combats des Lumières, Traité sur la tolérance (1763) de Voltaire : Voltaire : biographie et bibliographie ; la notion d'engagement, Traité sur la tolérance (1763) de Voltaire : les procédés de persuasion, Traité sur la tolérance (1763) de Voltaire : lecture cursive de Candide (1759), Traité sur la tolérance (1763) de Voltaire : lecture analytique n° 16 : "Prière à Dieu", Traité sur la tolérance (1763) de Voltaire : texte intégral, Traité sur la tolérance (1763) de Voltaire : lecture analytique n° 15 : "De la tolérance universelle", Traité sur la tolérance (1763) de Voltaire : lecture analytique n° 14 : lettre écrite au Jésuite Le Tellier par un bénéficier, le 6 mai 1714, Traité sur la tolérance (1763) de Voltaire : lecture analytique n° 13 : le supplice de Jean Calas, Traité sur la tolérance (1763) de Voltaire : le Frontispice de l’Encyclopédie, dessiné par Charles-Nicolas Cochin (1715-1790), Traité sur la tolérance (1763) de Voltaire : la construction du livre, Traité sur la tolérance (1763) de Voltaire : L'Affaire Calas (2007) de Francis Reusser et Alain Moreau, Traité sur la tolérance (1763) de Voltaire : l'affaire Calas, Traité sur la tolérance (1763) de Voltaire : comparaison du sermon du prêtre et du discours de Voltaire racontant le supplice de Calas, dans le film L'Affaire Calas (2007) de Francis Reusser et Alain Moreau, Incendies (2003) de Wajdi Mouawad : lecture analytique n° 4 : lettre d'une mère à ses enfants, Incendies (2003) de Wajdi Mouawad : lecture analytique n° 3 : la scène de l'autobus, Incendies (2003) de Wajdi Mouawad : lecture analytique n° 2 : les amants maudits, Incendies (2003) de Wajdi Mouawad : lecture analytique n° 1 : le notaire, Incendies (2003) de Wajdi Mouawad : textes de Wajdi Mouawad, Incendies (2003) de Wajdi Mouawad : entretien avec le metteur en scène Stanislas Nordey, Incendies (2003) de Wajdi Mouawad : l'intertextualité avec Shakespeare, Sophocle et Ovide, Incendies (2003) de Wajdi Mouawad : deux mises en scène d'Incendies, Incendies (2003) de Wajdi Mouawad : Oncle Vania (1897) d'Anton Tchekhov, Incendies (2003) de Wajdi Mouawad : Valse avec Bachir (2008) d'Ari Folman, Incendies (2003) de Wajdi Mouawad : la couverture de l'édition Babel, l'affiche du film de Denis Villeneuve, Incendies (2003) de Wajdi Mouawad : Incendies (2010) de Denis Villeneuve, Incendies (2003) de Wajdi Mouawad : Prix Godot des lycéens, Incendies (2003) de Wajdi Mouawad : Wajdi Mouawad, un auteur contemporain à la croisée des cultures, Incendies (2003) de Wajdi Mouawad : Le contexte historique (l'histoire du Liban) et les sources de la pièce (Souha Bechara), Incendies (2003) de Wajdi Mouawad : les personnages, Incendies (2003) de Wajdi Mouawad : les mises en scène, Incendies (2003) de Wajdi Mouawad : Espía a una mujer que se mata de Daniel Veronese, Incendies (2003) de Wajdi Mouawad : une tragédie contemporaine, Incendies (2003) de Wajdi Mouawad : la structure de la pie?ce, Incendies (2003) de Wajdi Mouawad : étudier la construction d'un personnage, Les yeux se rencontrèrent : lecture analytique n° 5 : la rencontre avec Madame de Warens, Les yeux se rencontrèrent : lecture analytique n° 6 : la rencontre de Madame Arnoux, Les yeux se rencontrèrent : lecture analytique n° 7 : la demande en mariage de Georges Duroy, Les yeux se rencontrèrent : scènes de demande en mariage, Les yeux se rencontrèrent : deux mouvements littéraires : le réalisme et l'absurde, Les yeux se rencontrèrent : Rousseau, Flaubert et Camus, Les yeux se rencontrèrent : comparaison de l'extrait de La Duchesse de Langeais (1834) de Balzac et de deux adaptations télévisées et cinématogaphiques, Les yeux se rencontrèrent : Honoré de Balzac, La Duchesse de Langeais, Les yeux se rencontrèrent : sujet de dissertation, Les yeux se rencontrèrent : le topos de la rencontre amoureuse, Un Roi sans divertissement (1947) de Jean Giono : lecture analytique n° 11 : l'explicit, Les yeux se rencontrèrent : définitions : les focalisations dans le roman ; les paroles rapportées ; la mise en abyme, Un Roi sans divertissement (1947) de Jean Giono : lecture analytique n° 8 : l'incipit, Un Roi sans divertissement (1947) de Jean Giono : lecture analytique n° 9 : le hêtre de la scierie, Un Roi sans divertissement (1947) de Jean Giono : lecture analytique n° 10 : la battue au loup, Un Roi sans divertissement (1947) de Jean Giono : figures maternelles, Un Roi sans divertissement (1947) de Jean Giono : Jean Giono et le projet des Chroniques, Un Roi sans divertissement (1947) de Jean Giono : l'intertextualité, Un Roi sans divertissement (1947) de Jean Giono : d'Un Roi sans divertissement à Noé, Un Roi sans divertissement (1947) de Jean Giono : Jean Giono, un écrivain qui dépeint la condition de l'homme dans le monde, Un Roi sans divertissement (1947) de Jean Giono : la scène finale de Pierrot le fou (1965) de Jean-Luc Godard, Un Roi sans divertissement (1947) de Jean Giono : Albrecht Dürer, La Melencolia (1514), Un Roi sans divertissement (1947) de Jean Giono : Guy de MAUPASSANT, Bel-Ami (1885), Un Roi sans divertissement (1947) de Jean Giono : les lieux, réels et imaginaires, Un Roi sans divertissement (1947) de Jean Giono : la structure du roman, Un Roi sans divertissement (1947) de Jean Giono : les personnages, Un Roi sans divertissement (1947) de Jean Giono : le sens du roman, Un Roi sans divertissement (1947) de Jean Giono : étude comparée du roman et de l'adaptation cinématographique d'Un Roi sans divertissement (1963), de François Leterrier, scénario de Jean Giono, Indignez-vous ! Première et seconde personne (le poète et le lecteur) se confondent. •    Paradoxalement, ce premier poème s’annonce comme une fin « À la fin tu es las ... », contrairement à ce que l’on attendrait Mais il avait adopté le vers libre et la suppression de la ponctuation. Ils sont malheureux mais ils gardent la foi. Et toi que les fenêtres observent la honte te retient / c) un nouveau regard sur le monde et qui bêlerait pour on ne sait trop quelle raison (les bateaux peut-être?). On est frappé par l'apparence du poème : certains vers sont détachés, d'autres regroupés en strophes ; il n'y a pas réellement de régularité. Le poète utilise différents pronoms personnels : - « tu » pour s'adresser au lecteur, à la tour Eiffel et au christianisme : le tutoiement montre qu'il se sent proche d'eux. Poèmes et lettres d'Apollinaire à Lou, Paris, Textuel, 2007. - « vous » pour s'adresser au pape : le vouvoiement indique une marque de respect. I Le poète préfère ce qui est moderne, par opposition à ce qui est ancien, A) Le poète trouve que le monde est vieux, « À la fin tu es las de ce monde ancien Tu en as assez de vivre dans l'antiquité grecque et romaine » Champ lexical de l'ancien Dans ce texte Apollinaire oppose ce qui est ancien à ce qui est moderne il n'aime pas le monde ancien, « Bergère ô tour Eiffel le troupeau des ponts bêle ce matin Tu en as assez de vivre dans, l'antiquité grecque et romaine Ici même les automobiles ont l'air d'être anciennes La religion seule est restée toute neuve la religion Est restée simple comme les hangars de Port Aviation Seul en Europe tu n'es pas antique ô Christianisme L'Européen le plus moderne c'est vous Pape Pie » Opposition + champ lexical du morderne Dans cette extrait apollinaire oppose le monde ancien et le monde moderne il fait une critique de l'ancien. Bergère ô tour Eiffel le troupeau des ponts bêle ce matin. - un poème qui transfigure la réalité (bilan) - un poème caractéristique de la création poétique d’Apollinaire, à mettre en relation avec l’art de son époque (cubisme) - un nouveau regard sur la ville. 1/CONTEXTE/AUTEUR. En quoi le premier vers est-il représentatif du poème ? D'en/trer /dans /u/ne é/gli/se et /de /t'y /con/fes/ser /ce/ ma/tin (14 syllabes). Apollinaire n’a-t-il pas été influencé par “. « Ce monde ancien » est un monde qui se prétend moderne mais est en fait dépassé. Il préfère le moderne. Le poète ne respecte pas les règles classiques : les vers sont hétérométriques (ce qui rend difficile la lecture du premier vers : est-ce bien un alexandrin ?). La tour Eiffel : “Protestation des artistes contre la Tour Eiffel”, lettre publiée dans Le Temps du 14 février 1887 Comment ne pas s’étonner de sa prétendue ressemblance avec les. II- L’organisation interne d’Alcools 1) La circularité Premier vers du recueil : « A la fin » (« Zone ») Dernier vers du recueil : « Le jour naissait » (« Vendémiaire ») Au mouvement incessant de la ville (déjà précédemment évoqué), Apollinaire semble opposer son propre immobilisme : il n'est jamais sujet de verbes d'action mais au contraire de verbe de perception (J'ai vu, v.15) ou de sentiment (J'aime, v. 23); et d'ailleurs il n'apparaît que très rarement et de manière brève sous la forme de pronoms personnels nus (je/tu); l'identité du poète semble se dissoudre ds le foisonnement urbain. Apollinaire, Alcools, Zone, vers 1-24. Urbanité et modernité : périphérie des villes. Il est difficile de savoir exactement à qui il s'adresse : au lecteur ou à lui-même ? Ici même les automobiles ont l’air d’être anciennes. Un troupeau bêlant ne parle guère à l'esprit et semble plutôt incongru, mais, en lui accordant plus d’attention, on s'aperçoit qu'il ne s'agit pas d'un troupeau formé par les ponts (?) Au vers 2 comme au vers 72, le poète, las et désespéré, croit n'entendre partout que des plaintes et il les note non sans un certain humour. L'alexandrin est le vers par excellence, utilisé depuis la Renaissance en France. Ce sont des vers libres (pas de mètres réguliers), les lois de la versification ne sont pas respectées. La promenade dans Paris (vers 1 à 24) : évocation du p résent. Apollinaire passe à l’éloge d’autres signes de la modernité. Sans tomber dans l’exaltation du chauvinisme, nous avons le droit de proclamer bien haut que Paris est la ville sans rivale dans le monde. Termes revivifiés par associations étonnantes : autant de paradoxes qui nous amènent à reconsidérer le réel et à sortir des clichés. Ce poème ouvre le recueil, ce qui ne correspond pas à l'ordre chronologique de rédaction, mais bien à un choix d'Apollinaire, ce qui oblige le lecteur à le traiter avec une attention toute particulière. Ce sont des vers libres (pas de mètres réguliers), les lois de la versifcation ne sont pas respectées. - « je » : le poète intervient directement dans le texte, à la fin, pour raconter ce qu'il a vu La seconde personne « tu » est ambiguë dans certains passages : on a le sentiment que le poète s'adresse a lui-même. D'une certaine manière, il est séduit par le monde nouveau mais paraît comme englué sinon dans l'ancien et le passé du moins dans une espèce d'ici et maintenant : “tu es las” peut aussi s'entendre comme “tu es là”; le poème est majoritairement écrit au présent (d'énonciation ?) D'une certaine façon, la nouvelle poésie qu'il propose évoque elle aussi le matin, métaphoriquement : c'est, pour lui, le début d'une nouvelle époque. Cette structure en miroir évoque l'idée d'un cycle ou d'une boucle; en fait, on peut le voir comme l'itinéraire du poète Guillaume Apollinaire, qui se dessine comme formant un tout cohérent et connotant le mouvement perpétuel, celui de la vie. Flash News Health World News Zone News WATCH: Tucker calls AOC “vacuous idiot” then warns “she could win” the Presidency in 2024 by admin December 12, 2020 ce qui est ancien. Par la magie de la poésie, la réalité est transformée, embellie, de même qu'au vers 2 la tour Eiffel était personnifiée. More Guillaume Apollinaire > sign up for poem-a-day Receive a new poem in your inbox daily. On est frappé par l'apparence du poème : certains vers sont détachés, d'autres regroupés en strophes ; il n'y a pas réellement de régularité. •    qualification inattendue    « grâce de cette rue industrielle », proche de l’oxymore ! « Zone » : histoire d’une journée du poète qui va du matin (début du poème) à un autre matin (fin du poème). •    Les lieux de la modernité sont aussi évoqués : « hangars de Port-aviation », « rue industrielle » •    Ainsi que le monde industriel et professionnel « Les directeurs les ouvriers et les belles sténo- Plusieurs niveaux de lecture pour ce poème : Question : comment ce poème allie-t-il nouveauté créatrice et tradition pour transfigurer la réalité Par quoi l'attention du poète est-elle attirée ? L’enfance (vers 25 à 70) : évocation du passé. 1 Pour l’analyse métrique des alexandrins et des vers plus ou moins libres d’Alcools, on pourra se reporter utilement, notamment, à la riche synthèse de Michel Murat et à l’article de Jean-Michel Gouvard dans le recueil de Murat (1996), ainsi qu’à divers passages de Murat (2008, voir son index). L'absence de ponctuation indique une volonté de nouveauté, de rompre avec le passé, en écrivant autrement. Introduction. Il revendique une grande liberté. Enfin, le vers 2 est également à observer. Bergère ô tour Eiffel le troupeau des ponts bêle ce, Tu en as assez de vivre dans l'antiquité grecque et, Ici même les automobiles ont l'air d'être. Les 3 premiers vers évoquent le thème de la nouveauté dans le contexte d’un paysage urbain. On entre à la fois dans un espace géographique, celui des villes qu'Apollinaire a parcourues dans sa vie, mais aussi dans un espace-temps mental, celui des souvenirs du poète, et enfin d'un espace poétique, une nouvelle “zone” de transition entre tradition et modernité. Le reproche fait au monde actuel par le poète qui le considère comme. J'aime la grâce de cette rue industrielle Bergère ô tour Eiffel le troupeau des ponts bêle ce matin, Tu en as assez de vivre dans l'antiquité grecque et romaine, Ici même les automobiles ont l'air d'être anciennes Que vient faire ici la religion? dont bien vite on comprendra qu’il est nul autre que lui-même (voir “, .»). Son seul mouvement est avorté (la honte te retient /D'entrer dans une église, v. 10). Il provoque avec les trois premiers vers : habituellement, les vers sont présentés en strophes. L’analyse doit donc se faire pas au pas au long du texte. Méthode : analyser un texte théâtral, le vocabulaire du théâtre. Mais où le soleil éclatait en fanfare. Les directeurs les ouvriers et les belles sténo-dactylographes Les directeurs les ouvriers et les belles sténo-, Toutes les rimes ne sont pas correctes : pour trois couples de rimes, Apollinaire se contente d'un son vocalique commun et ne tient pas compte de la consonne qui suit («, « À la fin tu es las de ce monde ancien Tu en as assez de vivre dans l'antiquité grecque et romaine », « La religion seule est restée toute neuve la religion Seul en Europe tu n'es pas antique ô Christianisme », n'es pas antique ô Christianisme L'Européen le plus moderne c'est vous Pape Pie X Et, que les fenêtres observent la honte te retient /, aime la grâce de cette rue industrielle », « Tu lis les prospectus les catalogues les affiches qui, tout haut Neuve et propre du soleil elle était le clairon Le matin par trois fois la sirène y, Une cloche rageuse y aboie vers midi Les plaques les avis à la façon des perroquets criaillent », « Zone J'ai vu ce matin une jolie rue dont j'ai oublié le nom Les directeurs les ouvriers et les belles sténodactylographes J'aime, Située à Paris entre la rue Aumont-Thiéville et l'avenue des Ternes + Port-Aviation », « D'entrer dans une église et de t'y confesser ce matin Voilà la poésie ce matin et pour la prose il y a les journaux J'ai vu ce matin une jolie rue dont j'ai oublié le nom Du lundi matin au samedi soir quatre fois par jour y passent Le matin par trois fois la sirène y » gémit », la religion / Est restée simple comme les hangars de Port-Aviation la honte te retient / D'entrer dans une église et de t'y confesser ce matin », Bergère ô tour Eiffel le troupeau des ponts bêle ce matin », « À la fin tu es las de ce monde ancien Bergère ô tour Eiffel le troupeau des ponts bêle ce matin Tu en as assez de vivre dans l'antiquité grecque et romaine », « La religion seule est restée toute neuve la religion J'ai vu ce matin une jolie rue dont j'ai oublié le nom Neuve et propre du soleil elle était le clairon », « À la fin tu es las de ce monde ancien Ici même les automobiles ont l'air d'être anciennes La religion seule est restée toute neuve la religion Est restée simple comme les hangars de PortAviation », ” fut composé dans l'été de 1912 à la suite de la rupture de Guillaume Apollinaire avec Marie Laurencin. d’années de création, de 1898 à 1913. On a pu déterminer que cette rue est sans doute la rue Guersant dans le XVIIe arrondissement. C’est le poème programme de l’esthétique apollinarienne et pourtant, c’est le dernier en date des textes de l’ouvrage, ajouté au dernier … 4. quotidienne ? Désormais, la poésie n’est plus sélective, ni dans son vocabulaire, ni dans ses thèmes ; elle n’est plus seulement dans les livres mais éclate au regard, a ce caractère visuel (qui avait déjà été célébré par Cendrars et ouvrira chez Apollinaire la voie aux «calligrammes», et, au-delà, au collage de «titres et de fragments de titres découpés dans les journaux» à quoi procéda André Breton dès le premier “Manifeste du surréalisme”). 1. Renvoie à un urbanisme moderne comme le poème renvoie à une poésie de la modernité. C'est donc au Paris moderne que le poète donne sa préférence; et c'est aussi en cela que Paris a une importance majeure ds le recueil (notamment à la fin, ds Vendémiaire, où Paris devient la ville suprême, porteuse des voix de toutes les autres villes et de celle du poète). Alcools, publié en 1913, rassemble les poèmes écrits entre 1898 et 1912. Au vers 2 comme au vers 72, le poète, las et désespéré, croit n'entendre partout que des plaintes et il les note non sans un certain humour. La zone est un endroit vivant et bruyant : c'est pour cela qu'il l'aime. Elle permet également, dans certains passages, des ambiguïtés : libre au lecteur d'interpréter comme il le veut ces passages. Apollinaire est sensible à la situation des immigrants. Donc poème sous le signe de la nouveauté, Bergère ô Tour Eiffel le troupeau des ponts bêle ce matin.

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