» Voir Jean-Clément Martin, Guerre de Vendée, dans l'Encyclopédie Bordas, Histoire de la France et des Français, Paris, Éditions Bordas, 1999, p 2084, et Contre-Révolution, Révolution et Nation en France, 1789-1799, p.218. Ces derniers, au nombre de 8 000 à 9 000, hommes, femmes et enfants, sont entassés dans la prison de l'Entrepôt des cafés[150]. À l'est, Turreau prend personnellement le commandement de six divisions divisées en onze colonnes, tandis qu'à l'ouest le général Haxo, qui poursuivait jusqu'alors Charette sur les côtes, est chargé de former huit colonnes plus réduites, chacune forte de quelques centaines d'hommes, et d'aller vers l'est à la rencontre des douze autres. [49], Under orders from the Committee of Public Safety in February 1794, the Republican forces launched their final "pacification" effort (named Vendée-Vengé or "Vendée Avenged"): twelve infernal columns under Louis Marie Turreau, marched through the Vendée. Confronté à une mémoire vive et impérieuse, il est conduit à déconstruire mythe ou légende et à remettre ainsi en cause l'exploitation du passé par le présent. Certains officiers, comme Haxo, n'appliquent pas les ordres de destruction et de tueries systématiques et respectent les ordres d'évacuations des populations jugées républicaines. En Normandie, au moins 43 condamnations à mort sont prononcées à Granville par une commission militaire[137], 13 personnes sont condamnées à Coutances[138], tandis qu'à Alençon le tribunal criminel condamne 189 personnes à la peine de mort, dont 172 prisonniers vendéens[139]. Le 19 avril, il se jettent sur Leigonyer à Vezins et mettent ses troupes en déroute. Le 25 novembre, la garnison de Nantes s'empare de Port-Saint-Père, le quartier-général de La Cathelinière. Les Conseils suppriment alors les lois contre les émigrés et les prêtres réfractaires. D'autres prisonniers sont jugés par les tribunaux criminels. Le 12 février, Charette, Sapinaud et plusieurs de leurs officiers rencontrent les représentants en mission au manoir de La Jaunaye, à Saint-Sébastien, près de Nantes[231],[234]. ... les évènements de la guerre de Vendée constituent pourtant un chapitre particulièrement douloureux de l’histoire de France. 1. Le 29 août 1795, le Comité de salut public nomme Lazare Hoche à la tête de l'Armée de l'Ouest, en remplacement du général Canclaux, qui a cédé son commandement pour cause de maladie[284]. Plus récemment, l'article 6 du statut de la Cour pénale internationale définit le crime de génocide, qui se distingue par l'intention d'extermination totale d'une population, d'une part, la mise en œuvre systématique (donc planifiée) de cette volonté, d'autre part. Le 3 octobre, la flotte britannique fait une nouvelle tentative sur Noirmoutier, mais sans plus de succès[280]. Historians such as Reynald Secher have described these events as "genocide", but most scholars reject the use of the word as inaccurate. L’autorisation est élargie au printemps 1795, afin de soulager les finances publiques, et le retour véritable s’amorce, même si des bandes rendent les campagnes peu sûres. Les républicains perdent 4 000 hommes tués ou blessés et s'enfuient en direction d'Angers. La Révolution assimilée à la Terreur et au bain de sang devient le mal absolu. En décembre 1793, la ville de Nantes, dirigée par le représentant Jean-Baptiste Carrier, voit arriver dans ses murs un afflux de prisonniers vendéens, capturés lors de la Virée de Galerne. Le 28 février, il tient en échec les colonnes des généraux Cordellier et Crouzat aux Lucs-sur-Boulogne, mais les Républicains massacrent les habitants de la paroisse. Ces troupes se livrent ainsi aux pillages, massacrent la population civile, violant et torturant, tuant femmes et enfants, souvent à l'arme blanche pour ne pas gaspiller la poudre, brûlant des villages entiers, saisissants ou détruisant les récoltes et le bétail. Les Vendéens se replient alors sur Saligny où les forces de Charette et Sapinaud se séparent[209]. Le nombre des victimes est estimé à environ 200 000 morts, dont environ 170 000 pour les habitants de la Vendée militaire, soit entre 20 et 25 % de la population du territoire insurgé. Cependant la faible garnison du bourg et quelques renforts venus de Luçon le repoussent en lui infligeant de lourdes pertes, notamment celle de Louis Guérin, un de ses meilleurs officiers[279],[277]. Cette construction a toujours des effets importants sur l'élaboration des identités locales et régionales : ainsi, bien des Vendéens ont intériorisé une identité fortement marquée par la religion, voire une nostalgie d'un Ancien Régime folklorique — deux aspects qui, on l'a vu, ne correspondent pourtant pas aux origines de l'insurrection de 1793. Much of this resistance was quelled quickly, but in the lower Loire, in the Mauges [fr] and in the Vendean bocage, the situation was more serious and more protracted. Dans le no 24 du Tribun du peuple, déjà, il dénonce les thermidoriens qui parlent du gouvernement révolutionnaire « comme du saint des saints avec vénération et respect et avec indignation du gouvernement de Robespierre, de la Terreur et du système de sang, comme si tout cela n'était pas une seule et même chose ! Les 10 et 11 mars, l'insurrection devient générale[31],[32]. Cette décision prive le clergé catholique des moyens financiers lui permettant de remplir son rôle traditionnel d'assistance à une population pauvre. When the revolutionaries wanted to reduce the Church's influence, people of the Vendée region considered this unimaginable. Puis, Stofflet arrive à son tour à La Jaunaye le 18 février[237]. Le 8 septembre les Mayençais entrent en Vendée, Kléber à la tête de l'avant-garde repousse toutes les troupes rencontrées sur son passage : la troupe de La Cathelinière est chassée de Port-Saint-Père, puis les villes de Machecoul et Legé sont prises sans combat. Dans tous les cas, c'est la défense de l'équilibre communautaire, mis à mal par les lois civiles et religieuses de la Révolution, qui pousse vers la révolte. Claude Langlois, « Les héros quasi mythiques de la Vendée ou les dérives de l'imaginaire Â», in F. Lebrun, 1987, pp. Stofflet attaque La Châtaigneraie le 12 juillet, sans succès. L'enracinement et les liens de confiance dont bénéficient les petits notables leur permet d'être, au XIXe siècle, avec les nobles, les intermédiaires incontournables entre la communauté et l'État[16]. De façon plus anecdotique, mais révélatrice, on peut noter que même à l’échelon de la justice de paix, on s’attache à protéger les plus faibles : ainsi, les enfants mineurs de la famille Cathelineau du Pin-des-Mauges, qui a fourni un généralissime de l’armée vendéenne, et dont les trois autres frères sont morts dans les rangs de l’armée catholique et royale, sont protégés par un juge de paix qui nomme un conseil de famille pour administrer leurs biens, alors qu’ils seraient une cible de choix pour une persécution. Non seulement la Convention n'avalise pas les agissements des militaires et des représentants, qui s'opposent à ses décrets, mais, dans la région même, « la mobilisation de révolutionnaires locaux réussit à arrêter les violences injustifiées d'Angers ou du sud de la Vendée. Le 19 janvier 1794, il envoie à ses généraux les instructions à suivre. Première mesure : l’obligation des prêtres à prêter serment à la Constitution civile du clergé. Vendée 1793-1794: Crime de guerre? Ils viennent des villes et des petits bourgs pour plus de la moitié. En 1792, les élites traditionnelles ne se représentent pas aux élections, marquant leur refus de l'évolution politique, et laissent la place à des notables plus modestes, mais appartenant aux mêmes réseaux et parentèles. De même, il note que « les révolutionnaires n’ont pas cherché à identifier un peuple pour le détruire », regardant simplement la Vendée comme « le symbole de toutes les oppositions à la Révolution », et conclut que « les atrocités commises par les troupes révolutionnaires en Vendée relèvent de ce qu’on appellerait aujourd’hui des crimes de guerre »[414]. The further the land was from Paris (the seat of revolutionary power) the more counter-revolutionary uprisings occurred. [7] The conflicts that drove the revolution in Paris, for example, were also lessened in this particularly isolated part of France by the strong adherence of the population to their Catholic faith. Ce dernier, à la tête de 3 000 hommes, attaque et bat les troupes de Quétineau aux Aubiers le 13 avril. Au terme de la bataille de Torfou, les Mayençais subissent leur première défaite et sont contraints de faire retraite sur Clisson. La lecture « blanche » se retrouve parmi les académiciens, dans les écrits de Pierre Gaxotte ou de Jean-François Chiappe[7]. Épuisés les Vendéens refusent de quitter les lieux et prennent du repos, mais le 12 décembre ils sont attaqués par l'armée républicaine, forte de 20 000 à 30 000 hommes commandés par Marceau et Kléber[123]. Vaincu, le gros des forces vendéennes traverse la Loire et se porte jusqu'en Normandie dans une tentative désespérée de prendre un port pour obtenir l'aide des Britanniques et des émigrés. Salut et fraternité[385]. Le 17 mars à Paris, la Convention nationale est informée des soulèvements qui agitent la Bretagne, l'Anjou, le Bas-Maine et le Poitou. Avant la Révolution, gérés par le clergé, ils étaient au service des communautés rurales. En 2007, Michel Vovelle précise : « Cela ne justifie pas pour autant les massacres mais permet de les qualifier, en les inscrivant plutôt dans l'héritage de la guerre cruelle "d'ancien style", telle que la dévastation du Palatinat opérée un siècle plus tôt par Turenne pour la gloire du Roi-Soleil, dont les Rhénans ont gardé le souvenir. Les Vendéens poursuivent ensuite leur route en direction du nord. [22] After six hours of fighting, rebel reinforcements arrived and routed the Republican forces. Le général républicain se replie sur Bressuire tandis que La Rochejaquelein part renforcer les troupes insurgées à Mortagne. Ne pouvant traverser le fleuve, les prisonniers sont relâchés tandis que le général Bonchamps meurt quelques heures plus tard, des suites de ses blessures[122]. Prévenu par le marquis de Rivière[269], Charette envoie plusieurs milliers d'hommes sur la plage du Pège, entre Saint-Jean-de-Monts et Saint-Gilles-Croix-de-Vie[270]. The territory defied description in the terms of the redistricting of 1790, nor did it align itself to descriptors used in the Ancien Régime; the heart of the movement lay in the forests, with Cholet at its center, in the wild districts of the old county of Anjou, in the Breton marshlands between Montaigu and the sea. Le 4 décembre, l'arrivée de renfort provoque une panique dans les rangs des Vendéens, qui lèvent le siège. "The West in France in 1789: The Religious Factor in the Origins of the Counterrevolution,", Censer, Jack R. "Historians Revisit the Terror—Again. À Sainte-Gemmes-sur-Loire, quatre fusillades auraient fait 1 500 à 1 800 victimes entre le 27 décembre 1793 et le 12 janvier 1794[168]. ", "Jacques Villemain, Vendée, 1793–1794. Après leur déroute à Entrammes, les républicains réorganisent leurs forces à Rennes. Les premières vagues importantes arrivent dès le 10 mars 1793 à Nantes. Le 20 mai, Charette, Stofflet et Sapinaud se réunissent au quartier-général de l'armée du Centre pour marquer leur réconciliation[248]. Elle avait gardé ses positions fortes, de tradition depuis le XIXe siècle, à l'Académie française (dans le sillage de Pierre Gaxotte) ou dans les bibliothèques des gares. Partis du sud, les 11 000 hommes de la colonne de Niort, commandée par Chalbos et Westermann battent les forces de Lescure, La Rochejaquelein et Stofflet le 9 octobre et s'emparent de Châtillon. Ainsi, les opérations peuvent mêler ponctuellement des civils aux troupes régulières, comme le 13 septembre à Doué-la-Fontaine, où le tocsin rassemble 30 000 hommes contre les « brigands »[108], ou le 25 septembre à La Châtaigneraie[109]. 771–97. Elle couvre à la fois les aspects chronologiques et sociologiques, mais aussi l’attitude des autorités quant à leur accueil. Le 6 avril, il rencontre Canclaux et neuf représentants en mission près de Mortagne-sur-Sèvre[247]. [62][63][64][65][66] Claude Langlois (of the Institute of History of the French Revolution) derides Secher's claims as "quasi-mythological". [58], The popular historiography of the War in the Vendée is deeply rooted in conflicts between different schools of French historiography, and, as a result, writings on the uprising are generally highly partisan, coming down strongly in support of the revolutionary government or the Vendéen royalists. Dans le Maine-et-Loire, Henri Menuau n'arrive pas à faire préciser ce qui doit être détruit en « Vendée » »[416]. The Republican force commanded by Alexis Chalbos was routed by the Vendean Royalists. Within a week, violence had spread to the Breton marshlands; peasants overran the town of Machecoul on 11 March, and several hundred Republican citizens were massacred. Le 12 mars, une autre bande menée par Danguy, La Cathelinière et Guérin attaque Paimbœuf, mais elle est repoussée par les patriotes[41],[42]. Le commandement est réorganisé : Suzannet succède à Charette à la tête de l'armée du Bas-Poitou et du Pays de Retz à l'ouest de la Vendée et au sud de la Loire-Inférieure, Sapinaud reprend son commandement de l'armée du Centre, tandis que Charles d'Autichamp, succède à Stofflet à la tête de l'armée d'Anjou[326]. La thèse de Reynald Secher a été reprise et soutenue particulièrement par Pierre Chaunu, professeur émérite de l'université Paris IV-Sorbonne, qui faisait partie du jury devant lequel le jeune doctorant soutenait sa thèse, dans un article paru dans La Croix le 29 juin 1986[379]. London: Greenhill, 1998, p. 48. Toutes les forces vendéennes se réunissent dans les environs de Cholet, à l'exception des armées du Marais qui continuent de combattre de leur côté. La grande majorité des victimes sont des Vendéens[161], on compte aussi des Chouans, des suspects nantais, généralement girondins ou fédéralistes, des prêtres réfractaires, des prostituées[162], des droits communs, ainsi que des prisonniers de guerre Anglais et Hollandais[162]. Plus de 2 000 gardes nationaux sortent alors de Saumur pour reprendre la ville, mais ils sont repoussés le 16 mars à Coron par les insurgés qui s'emparent ensuite de Vihiers[37],[38],[34]. Dans le texte « L'historiographie de la Révolution Française à la veille du bicentenaire », paru en 1987, il écrit : « François Furet ne se reconnaît pas, et l'a dit, dans le réveil récent, provoqué pour partie depuis deux ou trois ans par l'approche du bicentenaire, d'une historiographie ouvertement contre-révolutionnaire. Babeuf a aussi créé l'adjectif « liberticide » le 20 août 1791. ». Les assermentés représentent, selon Michel Vovelle, 0 à 35 % des prêtres en Vendée et en Loire-Inférieure (comme l'ensemble de la Bretagne), contre 35 à 55 % en Maine-et-Loire et 75 à 100 % dans les Deux-Sèvres, en 1791. Le général Lescure est grièvement blessé, et les Vendéens, battus, évacuent la place et se replient sur Beaupréau. Peu après, les 19 et 20 septembre, deux revers de l'Armée des côtes de La Rochelle sous les ordres du général Rossignol dans les villages de Coron et Saint-Lambert-du-Lattay achèvent de ruiner le plan de Canclaux qui est contraint de renoncer à une contre-attaque et de faire retirer toutes ses troupes sur Clisson[111]. Many prisoners were taken, some of whom went over to the Vendean cause, while many of the citizens fled to Tours. Au total, sur les 12 000 à 13 000 prisonniers[159], hommes, femmes et enfants, que compte la ville, 8 000 à 11 000[160] périssent, dont la quasi-totalité des prisonniers de l'entrepôt[150]. Comme le mot « génocide », forgé par Lemkin en 1944, il est employé pour désigner une forme de crime dont l'appréhension est inédite[367]. Ce dernier quitte L'Île-d'Yeu le 18 novembre pour regagner la Grande-Bretagne[281],[278]. Enfin, l'alphabétisation y est plutôt faible, par rapport au nord et à l'est du pays, avec 10 à 20 % des conjoints sachant signer leur nom[17]. Envoyés pour accompagner la levée de 300 000 hommes, les envoyés en mission de la Convention sont alarmés par le spectacle des soulèvements, qu'ils dramatisent, accusant les autorités locales, souvent modérées, de complicité, et réclament de Paris des mesures énergiques. [14], The March 1793 conscription requiring Vendeans to fill their district's quota of the national total of 300,000 enraged the populace,[10] who took up arms instead as "The Catholic Army", "Royal" being added later, and fought for "above all the reopening of their parish churches with their former priests. [48], In Anjou, directed by Nicolas Hentz and Marie Pierre Adrien Francastel, Republicans captured 11,000 to 15,000 Vendeans, 6,500 to 7,000 were shot or guillotined and 2,000 to 2,200 prisoners died from disease. Pour conclure, l'insurrection vendéenne ne naît pas d'une cause unique, mais de multiples facteurs, tous liés à un mécontentement populaire grandissant. De même, la carrière ecclésiastique représente un moyen de promotion sociale pour bien des familles paysannes, un moyen que l'exclusion des prêtres réfractaires menace[23]. Le 27 novembre, Delaage bat Charette à Saint-Denis-la-Chevasse[300]. Les effectifs républicains ne sont pas connus avec exactitude, mais sont estimés entre 9 000 et 17 000 hommes au printemps 1793, entre 20 000 et 30 000 hommes au 15 août 1793, entre 40 000 et 70 000 hommes au 30 octobre 1793 et entre 55 000 et 98 000 hommes au 30 janvier 1794[65]. Il a tenté d'établir un bilan du déficit humain subi par la région en se basant sur une analyse des recensements de 1790 et de 1801, dont il a corrigé les inexactitudes à partir de ce que l'étude des sources de l'époque moderne a pu nous révéler de la démographie du XVIIIe siècle (avec un accroissement naturel annuel évalué à 1 %). Dans le no 34 du 6 novembre 1795, il explique : « Osons dire que la Révolution, malgré tous les obstacles et toutes les oppositions, a avancé jusqu'au 9 thermidor et qu'elle a reculé depuis. Jacques Villemain is a French diplomat, and is currently the vice representative of France at OECD and is representing France at the International Court of Justice. La déroute des bleus est telle que des détachements royalistes s'emparent brièvement de Chinon et de Loudun sans combattre et que quatre cavaliers parviennent à eux seuls à se rendre maîtres de La Flèche pendant quelques heures[91]. De son côté, Guy-Marie Lenne a ouvert un nouveau champ d’études encore aujourd’hui incomplètement exploré, celui des réfugiés de la Vendée (cf supra). On 5 May 1793, the main clash took place on the Pont de Vrine, the bridge over the stream leading into Thouars. Mais deux jours plus tard, lors de l'attaque d'un groupe de pillards à Nuaillé, La Rochejaquelein est abattu par un tireur isolé[206],[207]. One of the leaders of this school of thought, Charles-Louis Chassin, published eleven volumes of letters, archives, and other materials supporting this position. L’étude du phénomène des réfugiés est encore très récente. Ces derniers laissent 1 500 à 2 000 morts sur le champ de bataille, contre une centaine de tués pour les républicains, ils éprouvent ce jour-là, l'une de leurs plus lourde défaites. Ils s'emparent de Saint-Florent-le-Vieil le 12 mars, puis de Chemillé et Jallais le 13, où ils font des prisonniers et saisissent des fusils et des canons[33],[35]. Le 26 mars, Stofflet signe un cessez-le-feu à Cerizay[247]. [28] On 29 June they began an assault with a force of 40,000. À partir d'octobre, des cantons entiers remettent leurs armes et font leur soumission à la République[294],[281]. Lacking a unified strategy (or army) and fighting a defensive campaign, from April onwards the army lost cohesion and its special advantages. Les historiens Jean Meyer et Pierre Chaunu ont rédigé respectivement la préface et l'avant-propos de l'ouvrage. La Révolution n'a pas su satisfaire les espérances engendrées par la convocation des états généraux en 1789 : les métayers, majoritaires en Vendée, ne bénéficient pas de l’abolition des droits féodaux, qui sont rachetables (jusqu'en 1793), les biens nationaux profitent essentiellement aux bourgeois et aux marchands. Thierry Trimoreau (sous la direction de) : La dernière modification de cette page a été faite le 27 décembre 2020 à 18:09. [83] Other scholars who consider the massacres to be genocide include R.J. Rummel,[84] Jean Tulard,[85] and Anthony James Joes. The departments included in the uprising, called the Vendée Militaire, included the area between the Loire and the Layon rivers: Vendée (Marais, Bocage Vendéen, Collines Vendéennes), part of Maine-et-Loire west of the Layon, and the portion of Deux-Sèvres west of the River Thouet. De même, parmi ceux qui ont refusé d'adhérer à la thèse du génocide, on compte le Gallois Julian Jackson, professeur d'histoire moderne à l'université de Londres[403], l’Américain Timothy Tackett, professeur à l'université de Californie[404], l’Irlandais Hugh Gough, professeur à l'université de Dublin[405], les Français François Lebrun, professeur émérite d'histoire moderne à l'université de Haute-Bretagne-Rennes II[406], Claude Langlois, directeur d'études de l'École pratique des hautes études, directeur de l'Institut européen en sciences des religions et membre de l'Institut d’Histoire de la Révolution française[407], Paul Tallonneau[408], Claude Petitfrère, professeur émérite d'histoire moderne à l'université de Tours[409] ou Jean-Clément Martin, professeur à l'université Paris I-Panthéon-Sorbonne[410]. Canclaux passe alors à l'offensive contre Stofflet avec 28 000 hommes[245]. Quant aux généraux et dirigeants politiques qui ont commandé les ravages des « colonnes infernales » et les noyades de Nantes, A. Gérard dégage Turreau d’une partie de ses responsabilités afin de charger le Comité de salut public et Carrier, émanation des Jacobins qui serait « l’archétype des révolutionnaires professionnels ». Cependant l'armée de Boulard, jugée trop isolée et éloignée de ses bases, reçoit ensuite l'ordre de battre en retraite[73],[74]. De la recherche à l'enseignement, http://a.dorna.free.fr/Archives/Revue03/Rubrique_2/R2SR6.htm, http://www.monde-diplomatique.fr/2001/11/TOMEI/15872, À propos des révoltes et révolutions de la fin du, La justice de paix en Vendée militaire, 1790-début, Insurrection royaliste dans le Toulousain, Guerre de Vendée et Chouannerie pendant les Cent-Jours, https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Guerre_de_Vendée&oldid=178109425, Page géolocalisable sans coordonnées paramétrées, Conflit militaire géolocalisable sans coordonnées paramétrées, Catégorie Commons avec lien local identique sur Wikidata, Page utilisant plus de deux colonnes de références, Portail:Révolution française/Articles liés, Portail:Époque contemporaine/Articles liés, Portail:Anjou et Maine-et-Loire/Articles liés, Portail:Bretagne/Articles liés directement, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence. De son côté, Charette quitte son refuge de Touvois au début de février, et prend facilement Aizenay. Doit-elle nous cacher les aspects plus authentiques d'un chantier des études révolutionnaires aujourd'hui en plein réveil ? Cette décision soudaine, prise par Charette sans avoir consulté ni ses officiers, ni les généraux des autres armées vendéennes, est accueille sans enthousiasme par ses hommes[259]. [20], The revolt began in earnest in March 1793, as a rejection of the mass conscription edict. 0. Dans l'armée, des officiers refusent de suivre la politique de dévastation de leurs collègues, réussissant parfois à en traduire certains devant des tribunaux et à les faire exécuter »[419]. La garnison de l'île a entretemps été renforcée, passant de 1 000 à plus de 6 000 hommes, et les Anglais commencent à manquer d'eau[280]. Mais ils sont écrasés trois jours plus tard par une contre-attaque vendéenne, des centaines de soldats sont faits prisonniers. Claude Langlois, « Les héros quasi mythiques de la Vendée ou les dérives de l'imaginaire », in F. Lebrun, 1987. Sapinaud dépose les armes et démissionne de son commandement[312], mais Stofflet refuse de faire sa soumission et est capturé dans la nuit du 23 au 24 février à la métairie de La Saugrenière, près de La Poitevinière[313],[312]. C'est l'un des griefs avancés par, « Article 7 : Les forêts seront abattues, les repaires des Rebelles seront détruits, les récoltes seront coupées par les compagnies d'ouvriers, pour être portées sur les derrières de l'armée, et les bestiaux seront saisis. Le 8 juin, Louis XVII meurt à Paris[256]. D'autres troupes sont envoyées former les garnisons des villes à préserver. Le 24 juin, Charette rassemble ses divisions à Belleville et annonce à ses troupes la rupture du traité de La Jaunaye et la reprise de la guerre[258]. À la fin du XVIIIe siècle, la société vendéenne (actuel département de Vendée et une partie des départements limitrophes : sud de la Loire-Inférieure, ouest de Maine-et-Loire, nord des Deux-Sèvres) a une composition sociale semblable à bien d'autres provinces de France, très rurale. Charette lui écrit alors pour lui proposer de s'emparer avec lui de Nantes, de son port et de ses richesses. L'île est aussitôt occupée par près de 6 000 soldats et le comte d'Artois y débarque le 2 octobre[277],[278]. Ce dernier explique que Lénine a comparé « les Cosaques à la Vendée pendant la Révolution française et les a soumis avec plaisir à un programme que Gracchus Babeuf, l'"inventeur" du Communisme moderne, a qualifié en 1795 de "populicide" »[383]. À Avrillé, neuf fusillades ont lieu du 12 janvier 1794 au 16 avril 1794, faisant 900 à 3 000 morts[169]. Une étude juridique, which an analysis by him of the Vendée war from the perspective of the international courts of justice in The Hague (such as the International Criminal Tribunal for the Former Yugoslavia and the International Criminal Tribunal for Rwanda). General Hoche applied these measures with great success. Pour ce faire, il puise dans les documents d'époque des passages tirés des discours, proclamations, lettres ou rapports laissés par plusieurs personnalités révolutionnaires, qu'il interprète comme l'aveu de volontés génocidaires. Après un sanglant combat, Quétineau capitule, ce qui lui vaudra d'être condamné à mort en décembre par le Tribunal révolutionnaire[84]. Mais privées de soutien, les forces de d'Elbée et Bonchamps ne peuvent espérer empêcher la retraite des républicains sur Nantes et sont repoussés. Par la suite, prenant conscience de favoriser les ennemis de la constitution de l'an I par ses attaques, avec la réaction thermidorienne, Babeuf, dans Le Tribun du peuple du 18 décembre 1794, se repositionne par rapport aux tenants d'une constitution censitaire : « Quand j'ai, un des premiers, tonné avec véhémence pour faire crouler l'échafaudage monstrueux du système de Robespierre, j'étais loin de prévoir que je concourais à fonder un édifice qui, dans une construction tout opposée, ne serait pas moins funeste au peuple[374]... ». Le 26 décembre, le Directoire lui donne le commandement de l'Armée de l'Ouest, de l'Armée des côtes de Brest et de l'Armée des côtes de Cherbourg qui fusionnent pour former l'Armée des côtes de l'Océan[287],[283]. Au XXe siècle, la recherche historique a connu de profondes évolutions, avec notamment le développement de l'analyse socio-économique. Le 30 mai, les insurgés se structurent davantage en formant à Châtillon-sur-Sèvre un Conseil supérieur de la Vendée chargé d'administrer les territoires conquis et en réorganisant l'armée en trois branches[63] : Armée « populaire », elle trouve un soutien tant au niveau logistique que militaire parmi le petit peuple des campagnes. S'il considère que « le caractère simultané du soulèvement autorise à penser qu'il fut concerté », il explique que les paysans « n'étaient ni royalistes, ni partisans de l'Ancien Régime » et que les nobles furent d'abord surpris par le soulèvement, avant de l'exploiter à leurs fins[12]. [44] One specific target were the women of the region. Thus, the arrival of recruiters reminded locals of the methods of the monarchy, aroused resistance nearly everywhere in the countryside, and set in motion the first serious signs of sedition.